Comment je suis venu à la médecine chinoise
Par la cuisine, comme beaucoup, et par un hiver où je ne dormais plus.
Un voisin faisait mijoter chaque dimanche un bouillon dont l’odeur montait jusque dans l’escalier. Un jour, il m’a tendu un bol en m’expliquant que le gingembre « réchauffe » et que la poire « rafraîchit ». Je me suis moqué. Puis j’ai goûté, puis j’ai posé des questions, et j’ai découvert que derrière cette phrase de voisin il y avait toute une manière de penser : des saisons, des saveurs, des organes qui se répondent.
J’ai ensuite lu, pratiqué, raté, recommencé. J’ai mis du temps à comprendre que la médecine chinoise ne s’apprend pas comme un catalogue, mais comme une langue : par petites touches, en situation, avec quelqu’un qui vous reprend quand vous confondez deux mots.
C’est ce quelqu’un que j’essaie d’être pour vous dans ce parcours.
Ma façon d’enseigner
Je pars d’un principe qui fait sourire mes amis : la mémoire garde surtout ce que les mains ont fait. Alors chaque notion, je cherche le geste qui l’accompagne. Un point, on le trouve avec le pouce avant de le trouver sur un schéma. Une saveur, on la goûte. Un mouvement de qi gong, on le répète sans y penser pendant dix minutes, tous les matins.
Mes cours sont écrits comme on parle à quelqu’un qui travaille à côté : des phrases courtes, des exemples tirés de la vie, un peu d’humour quand le sujet s’y prête. Je laisse le jargon au jargon, sauf quand il vous servira : alors je vous l’explique une fois, bien, et nous avançons.
Mes partis pris
Trois convictions qui structurent le parcours
Dix minutes valent mieux que trois heures
Un petit rituel quotidien pèse plus qu’un grand effort hebdomadaire. Presser quelques points, respirer, bouger : le corps retient la régularité.
Décrire avant d’interpréter
Le bilan commence par des mots justes : couleur, texture, rythme. L’interprétation vient ensuite, jamais avant. C’est le meilleur garde-fou que je connaisse.
La théorie sert la pratique
Les cinq éléments ne sont pas un horoscope : ce sont des raccourcis pour penser vite et bien. Je les enseigne comme des outils, pas comme des dogmes.
Les conseils que je répète à chaque inscrit
- Tenez un carnet de lexique. Un mot, une phrase à vous. Ça paraît scolaire, ça vous sauve au module 8.
- Pratiquez sur vous d’abord. Vous apprenez la pression, la sensation, le rythme. Tout le reste en découle.
- Apprenez par saison, pas par tableau. Les correspondances se retiennent dans le calendrier, pas dans une grille.
- Goûtez en lisant. Une tasse de thé, un morceau de gingembre : la langue est le meilleur cahier de notes.
- Prenez votre temps. Un module par semaine est un très bon rythme. Vingt-sept modules, c’est un voyage, pas un sprint.
Ce qui m’agace
Les formations bâclées en un week-end qui promettent la médecine chinoise entière en dix pages. Les tableaux de correspondances recopiés sans un mot d’explication. Les cours qui récitent des listes de points sans jamais vous demander de poser les doigts quelque part. Et le ton solennel : on peut être sérieux sans être pontifiant.
Un bon parcours doit vous mettre au travail dès la première semaine. Vous le verrez dans les exercices de la page « Dans la formation ».
Ce que vous trouverez dans le parcours
Vingt-sept modules, de la pensée chinoise à la séance complète, avec un méridien par module de 4 à 17, quatre pratiques complètes et un examen final. Le programme détaille chaque étape.

